Cahier des charges

Projet artistique numérique à destination des enfants

hospitalisés en chambres stériles du

 service d’hémato-oncologie pédiatrique,

hôpital Armand Trousseau (AP-HP)


Le projet artistique proposé aux enfants hospitalisés au sein de ce service (soit en chambres stériles, en chambres d’isolement, ou les deux) sera basé sur un fondement artistique de lien existentiel entre l’auteur, l’œuvre et le spectateur-acteur. L’œuvre comportementale devrait vivre avec son environnement et en fonction de ce dernier.

En effet, compte tenu du contexte d’intervention, des contraintes et des attentes, le médium numérique serait le plus approprié.

 L’œuvre, élaborée à partir d’un système informatique et graphique, offrirait aux enfants de multiples possibilités de langage afin de l’expérimenter, d’interagir  avec elle et de la faire évoluer. Ce sont eux qui apporteraient les pierres nécessaires à la construction de l’œuvre via des capteurs et des interfaces conçus en fonction des contraintes.

De plus, ce projet devrait proposer de mettre en réseau les enfants, isolés dans leur chambre respective, afin d’accroître ces dimensions d’interactivité et de « vivre ensemble ».

Concrètement et idéalement, cette intervention se déroulerait grâce au matériel déjà présent au sein des chambres, et sur une durée d’hospitalisation moyenne d’un patient (environs six semaines), afin de suivre son évolution.

Comportant des contraintes techniques dues aux nouvelles technologies, l’œuvre serait ensuite « à vivre » au sein du service, par les patients et le personnel, pendant une durée maximale d’un an. C’est donc un projet temporaire, se déroulant et vivant sur un temps plus ou moins donné compte tenu des contraintes afférentes au médium.

Ce projet novateur et spécifique, expérimentant un nouveau médium, ouvrirait une nouvelle dimension à la présence de l’art à l’hôpital. L’œuvre comportementale impliquerait le patient afin de faire naître en lui de nouvelles émotions, de stimuler son corps et de le faire voyager vers un ailleurs.

§  Contexte d’intervention : l’hôpital, le service, les spécificités

L’hôpital Armand Trousseau, du groupe hospitalier Armand trousseau – La Roche Guyon de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) est historiquement dédié à la pédiatrie.

Avec 200 000 consultations, 46 000 urgences et 30 000 admissions, l’hôpital Armand Trousseau est un établissement indispensable à la prise en charge des pathologies de l’enfant en Ile de France. Certaines de ses spécialités jouissent d’une réputation internationale dans leur domaine : chirurgie de la tête et du cou, onco-hématologie, pneumologie, allergologie, nutrition, neuro-handicap, grands brûlés, maladies rares. De plus, la maternité de niveau III, construite récemment, est une des plus actives de la région.

Le service d’onco-hématologie pédiatrique est une des spécificités de cet hôpital.

Rénové en 2004, ce service compte 26 chambres individuelles, dont 6 chambres dites « stériles », à flux laminaire.

SPECIFICITES DU SERVICE : personnel, chiffres, pathologies, classement national ou régional, qualité prise en charge, actions artistiques et culturelles.

 §  Le public, les patients

Les jeunes patients, accueillis de la naissance à la majorité, . Ils séjournent en moyenne six semaines au sein du service.
Les enfants participant au projet auront entre 10 et 18 ans.
Compte tenu de leur pathologie et des traitements, ceux-ci peuvent être amenés à être pris en charge dans deux types de chambres.
Premièrement, et conséquemment aux traitements chimiothérapiques, les enfants se retrouvent en aplasie (défaut ou quasi absence de production de la moelle osseuse en globules rouges, en globules blancs et en plaquettes) et donc très vulnérables. Ils sont alors mis en isolement dans leur chambre. L’isolement impose des contraintes et des prescriptions médicales rigoureuses afin de limiter au maximum le risque d’infection pour l’enfant.
Les patients peuvent aussi être hospitalisés en chambres stériles, où toute source d’infection est bannie.
Ces bulles protègent les patients des infections : alimentation stérile, toilette quotidienne avec antiseptique , bain de bouche après chaque repas au minimum, changement de pyjama au moins une fois par jour, lit refait avec des draps stériles..., et traitent les infections : par exemple décontamination du tube digestif par large antibiothérapie, antifungiques pour les soins de bouche.
Les chambres stériles sont des sas clos où chaque entrée nécessite une stérilisation médicale stricte.
Les lourds protocoles de traitement induisent donc l’isolement des enfants dans des chambres individuelles, fermés du monde extérieur. En outre, ceux-ci influent sur le moral et les humeurs, alors qu’ils sont considérés comme des facteurs non négligeables pour la guérison.
Les jeunes patients, accueillis de la naissance à la majorité, sont hospitalisés pour ? Cf pathologies. Ils séjournent en moyenne six semaines au sein du service. 
Les enfants participant au projet auront entre 10 et 18 ans.